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Au XIe siècle, les seigneurs de Chambéry investissent une nouvelle place dans la cluse stratégique reliant le val du Bourget à la plaine du Grésivaudan. Elle est acquise par les comtes de Savoie au XIIIe siècle et promue centre de pouvoir. Les opérations d’archéologie préventive réalisées depuis les années 1980, en particulier le site des halles, contribuent à restituer le processus de sa formation et sa fabrique urbaine, jusqu’au XXe siècle, grâce à une analyse du patrimoine enfoui ou bâti et à une approche multidisciplinaire.
Si l’habitat romain occupe la colline de Lémenc, sur la rive opposée de la Leysse, la ville médiévale conquiert la plaine marécageuse. Le site des halles illustre parfaitement cette évolution sur plus de huit siècles. Initialement immergé, ce secteur devient une plaine inondable, ensuite cultivée, drainée et aménagée (XIIIe-XIVe siècles). Ces terres sont intégrées à la ville close par la construction d’une nouvelle enceinte urbaine et un canal permet leur assainissement ainsi que l’établissement d’habitations et d’un couvent dominicain (XVe siècle). Celui-ci héberge le sénat de Savoie (XVIe siècle) puis des prisons, qui, après diverses reconstructions, sont démolies en 1936-1937 et remplacées par des halles.
La publication aborde différents défis urbains caractéristiques de Chambéry, tels que la construction en milieu humide ou la création et l’usage des canaux, notamment durant le Petit Âge Glaciaire. Outre le dialogue des données archéologiques et d’archives, des études spécialisées (archéo-sciences, mobiliers) éclairent la vie et les activités des habitants.
Cet ouvrage constitue la première synthèse archéologique sur le centre de Chambéry, un temps, capitale des États de Savoie, intéressant son paysage, ses institutions, ses occupants. Il invite à des comparaisons avec d’autres villes savoyardes ou européennes.



